Home SportCR course Compte-rendu du Marathon d’Amsterdam 2025 : parcours, ambiance et avis

Compte-rendu du Marathon d’Amsterdam 2025 : parcours, ambiance et avis

by Gwenaëlle
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Pourquoi j’ai choisi le marathon d’Amsterdam

En novembre 2024, je découvrais Amsterdam pour la première fois à l’occasion d’un déplacement express pour le boulot. J’avais été courir 2 fois au célèbre VondelPark, et j’avais beaucoup aimé la vibe de la ville du peu que j’en avais vu. Très vite j’ai eu envie d’en découvrir un peu plus… A peine rentrée, je me suis renseignée sur le marathon d’Amsterdam, et j’ai découvert que les inscriptions venaient d’ouvrir, que ça partait assez vite, mais qu’il restait encore des places. Après quelques négociations, j’embarque également mon chéri dans l’aventure et nous voici tous les 2 inscrits sur le marathon d’Amsterdam !

Ma préparation pour le marathon d’Amsterdam

Je débute la prépa spécifique pour le marathon début août, soit pile 12 semaines avant. J’utilise en très grande partie un plan généré par l’application Runna – avec quelques adaptations de ma part sur des séances spécifiques (si vous souhaitez tester l’application pendant 2 semaines, vous pouvez utiliser mon code de parrainage RUNNABIIL6N7). Mon objectif est de faire 4h59 pour ce 2ème marathon (objectif que j’avais raté lors de mon 1er marathon à Barcelone, en explosant totalement en 5h41). La prépa se passe super bien, je sens la forme monter. Sauf qu’à un mois de la course, lors d’un team building avec mon entreprise dans un camping, je me fracture une côte dans un tobbogan aquatique. Je ne peux pas courir pendant 10 jours, je râte la sortie spécifique de 30km et la reprise est compliquée… Vous pouvez suivre ma préparation en entier sur Instagram.

Marathon d’Amsterdam 2025 : le jour de la course

Le départ et les sas

Dimanche 19 octobre 2025, 9h35 : on se met en place dans le sas de départ de la dernière vague. Sur le marathon d’Amsterdam, il y a le choix entre 2 zones de départ (Zone A : depuis le stade, Zone B : depuis la rue). La zone A est hyper prisée et part en premier au moment des inscriptions, nous avons eu la zone B mais aucun regret car l’ambiance est tout de même très bonne et l’arrivée se fait quant à elle pour tous les coureurs à l’intérieur du stade.

Gros avantage sur le marathon d’Amsterdam, il y a beaucoup de pacers, dont des pacers pour l’objectif 5h ! C’est assez rare pour être souligné. Mon idée était donc de les suivre, et de simplement tenir l’allure cible le plus longtemps possible pour voir jusqu’à où mon corps est capable d’aller cette année, malgré la blessure.

Il y a énormement de monde, je vois les pacers dans le sas au loin, mais pas mal de coureurs nous séparent. Le départ traine un peu en longueur, ce qui fait que les parcers partent finalement bien avant moi et je ne les vois plus du tout 😱. Je me dis « punaiseeee c’est vraiment trop dommage de râter cette occasion ». Tant pis, je pars alors « seule » à mon rythme, accompagnée de mon chéri.

Les premiers kilomètres dans Amsterdam

Ce matin là, il fait archi froid ! La météo annonçait 8°, mais d’après ma montre, on était plutôt aux alentours de . Toutes les personnes en tee-shirt ont la chair de poule, moi je garde mon cache-cou et mes manchons sur les bras. Forcément l’envie de « courir vite » se fait sentir pour se réchauffer. Alors je pars un peu plus vite que le rythme prévu, en ayant un sentiment de grande facilité.

On traverse une première fois le VondelPark, l’ambiance est électrique ! Puis on enchaine avec la traversée des allées du Rijksmuseum, c’est grandiose. Je profite de toute la traversée de la ville pour m’ennivrer de l’ambiance. Les kilomètres défilent et mon allure ne faiblit pas (je suis toujours au dessus de mon allure visée, je me dis que je vais le regretter à un moment…) Déjà 10km de validés.

Le semi et la longue section le long de la rivière

Vers le KM14, on quitte le centre-ville pour attaquer un long aller-retour de 20km le long d’une rivière, forcément un peu moins d’ambiance car moins de public mais il y a tout de même des animations avec des flyboards sur la rivière ! J’y étais préparée, alors j’allume mes écouteurs et je lance un podcast pour me mettre dans ma bulle et faire passer la monotonie un peu plus facilement. C’est aussi à ce moment là que contre toute attente, je rattrape les pacers 5h ! 🤩 Mon rythme un peu plus rapide du début m’a permis de combler toutes les minutes qui nous séparaient. Je me cale alors dans leur pas, l’objectif est de ne surtout pas les doubler.

J’appréhendais ce long passage le long de la rivière mais finalement on arrive déjà au demi-tour et je me dis que c’est passé vite ! Juste après on franchi la barre du semi, les pacers nous encouragent et nous disent qu’on est parfaitement dans le rythme pour l’objectif 👌

Du km 30 à l’arrivée : le mental avant tout

On passe le KM24, forcément j’ai une pensée pour mon 1er marathon où j’avais commencé à marcher à ce moment-là… et je me dis que pour l’instant ça tient, pas de crampes aux jambes mais j’ai peur pour la suite. Les KM continuent de défiler, KM27, je me demande jusqu’à quand je vais réussir à tenir l’allure. KM30 aucun « mur » réel, mais le cerveau qui se demande s’il doit dire « omgg il ne reste QUE 12km, ou alors omggg ENCORE 12km !!! » Mon podcast est terminé depuis un moment déjà alors j’éteins mes écouteurs pour faire une petite pause de stimulus, et je les rallume au KM32 : mon plan était alors de lancer ma playlist de la motivation ultime pour aller chercher les derniers kilomètres ! 💪

J’alterne entre des phases d’euphorie, et des phases de c’est dur je sers les dents… A un moment je ne sais pas ce qu’il s’est passé mais j’ai laissé les pacers s’envoler devant et ça me met un gros coup au moral 😔. Pour autant je savais que ce n’était pas grave car j’avais de l’avance sur le chrono, mais je n’avais plus « personne » à suivre et à ce stade de la course, n’importe quel facteur est aggravant pour le moral. Je sens que ça devient vraiment dur car je commence à avoir du mal à m’alimenter, ça passe plus trop. J’essaye quand même de m’accrocher et maintenir le rythme. Finalement, je reviens à leur niveau, et même que je les double !

L’arrivée au stade Olympique : une émotion unique

On est au KM40, on traverse à nouveau le VondelPark dans une ambiance dingue, allez c’est désormais all-in jusqu’à l’arrivée. Les dernières forces, c’est maintenant qu’il faut les donner !! Au KM42, on entre dans le mythique stade Olympique enfin à nous et c’est parti pour un demi-tour de piste, main dans la main avec mon chéri qui m’a encouragé tout au long de l’aventure. Je donne mes dernières forces pour un sprint final.

100m avant l’arrivée, j’ai une ampoule sous le pied qui éclate et me fait super mal. Petite grimace et on sert les dents. Je passe enfin la ligne d’arrivée, je sais que j’ai fait moins de 5h, mais je n’ai aucune idée du temps, et là je découvre 4h55’56 – j’en crois pas mes yeux ! Je suis ultraaa fière de ma course car j’ai tenu l’allure tout du long avec énormément de régularité. Une fois la ligne passée, mon corps m’envoie alors tous les signaux de douleurs qu’il avait mis en pause durant la course : mal aux jambes et aux pieds terrible à cause des ampoules. Je pars reprendre mes esprits, mais j’ai fait le marathon de mes rêves ✨

Mon avis sur le marathon d’Amsterdam

En résumé, j’ai vraiment A-DO-RE ce marathon ! L’ambiance était incroyable, énormément d’animations, et de concerts tout au long du parcours, des supers encouragements. Beaucoup de densité même pour les coureurs plus lents, je n’ai jamais été seule un instant. De plus il s’agit d’un parcours plat, sans aucune difficulté, vraiment propice à faire son record. En WE prolongé pour profiter un peu de la ville avant et après, c’est une super destination. Le samedi avant la course, on voulait visiter la ville sans trop s’épuiser les jambes alors on avait réservé une petite croisière sur les canaux d’Amsterdam avec commentaires sur la ville et dégustation de fromage, c’était juste parfait. Juste le prix des hôtels est absolument démesuré le WE du marathon (prix fois 4 même en s’y prenant super à l’avance), c’est la seule fausse note du séjour. Depuis Bordeaux, nous avons fait le trajet en train jusqu’à Paris, puis en Eurostar jusqu’à Amsterdam.

PS : ne faites pas comme moi, j’ai enlevé mes chaussures ne les supportant plus à cause des ampoules et j’ai marché 40min en chaussettes dans tout Amsterdam pour rentrer à l’hôtel. J’ai choppé une grosse infection au pied, une bacterie a dû s’infiltrer par mon ampoule qui était percée et je n’ai pas réussi à poser le pied pendant 3 jours.

Marathon d’Amsterdam : quelques infos pratiques

  • Le marathon d’Amsterdam a lieu chaque année mi-octobre.
  • Les inscriptions ouvrent généralement en novembre ou décembre selon les années, la date est communiquée à l’avance sur instagram.
  • A l’heure actuelle le système est encore premier arrivé, permier servi alors mettez un rappel car ça part de plus en plus vite.
  • 2 sas de départ possibles (Zone A dans le stade Olympique ou Zone B à Stadionweg en extérieur).
  • Prix du dossard : environ 145€, incluant médaille et tee-shirt.
  • Site officiel : https://www.tcsamsterdammarathon.eu/

J’espère que ce compte-rnedu vous aura plu, s’il vous reste des questions, n’hésitez pas à me les poser en commentaire, j’y répondrai avec plaisir. A bientôt !

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