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Rouler de nuit à vélo en ultra-cyclisme : équipement et conseils sécurité

by Gwenaëlle
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Rouler de nuit à vélo en ultra-cyclisme : les indispensables pour rouler en sécurité

Rouler de nuit à vélo en ultra-cyclisme est une expérience à part entière, à la fois grisante et exigeante. Entre visibilité réduite, fatigue et longues heures dans l’obscurité, la sécurité devient une priorité absolue.

Après plusieurs années de pratique du cyclisme, rouler de jour était devenu quelque chose que je maitrisais plutôt bien. Par sécurité, j’ai toujours avec moi une lampe arrière allumée, même en plein jour. Mais mon équipement s’arrêtait à ça. Dans le cadre de la Race Across Switzerland et son départ à 20h, j’ai dû apprivoiser un tout nouvel environnement : rouler de nuit à vélo, parfois dans un col de montagne, parfois dans la campagne la plus obscure.

La sécurité est la priorité numéro une lorsqu’il s’agit de pédaler dans l’obscurité. Pour s’assurer une visibilité optimale et garantir une conduite en toute sécurité, je me suis longtemps questionnée sur mon matériel. Je voulais être visible, pouvoir y voir dans toutes les situations, et que mon matériel me dure. Après une nuit entière passée sur le vélo, je vous partage mes équipements indispensables, testés et approuvés !

Quel équipement pour rouler de nuit à vélo en ultra-cyclisme ?

1. Stickers réfléchissants : briller dans l’obscurité

Les stickers réfléchissants sont l’une des solutions les plus simples et efficaces pour augmenter la visibilité du vélo lorsqu’on roule de nuit. Ces petites pièces adhésives peuvent être collées sur le cadre de vélo, les roues, le casque, etc. Pendant la journée, ils passent plutôt inaperçus, mais dès que les phares des voitures ou d’autres sources de lumière les touchent, ils renvoient une lueur brillante, attirant ainsi l’attention des conducteurs et des piétons. J’ai équipé mon vélo des stickers The Beam (c’était d’ailleurs un des partenaires de la Race Across !) Ils existent actuellement en rose, bleu ou argenté. J’ai craqué pour les roses que j’ai mis au niveau de mes roues, et je dois avouer que j’aime beaucoup le nouveau look que cela donne à mon vélo, même en pleine journée. Je les ai légèrement recoupés avant la pose car ils étaient un tout petit peu trop grands pour la taille de mes jantes.

2. Baudrier de visibilité : être visible de loin

Le baudrier de visibilité est un accessoire essentiel pour rouler en toute sécurité de nuit. Porté par-dessus les vêtements, il offre une grande surface réfléchissante qui rend notre présence évidente, même à distance (juste, ne faites pas comme moi qui ait enfilé mon kway en pleine nuit… par-dessus le baudrier). Il est important de choisir un modèle qui soit ajustable de tous les côtés pour garantir le confort tout en roulant. Ils existent de plusieurs couleurs; j’étais tentée de prendre le rose pour compléter mon look, mais le jaune reste à mon sens celui qui est le plus « lumineux » de tous. Je suis très satisfaite de ce modèle Amazon qui ne m’a coûté que 7€ ! Très confortable et parfaitement ajustable, il s’est complètement fait oublié.

3. Lampe avant : éclairer son chemin

Une lampe avant puissante est un must absolu pour rouler de nuit à vélo. Elle vous permet non seulement d’être visible par les autres usagers de la route, mais elle éclaire également votre chemin, vous permettant ainsi de repérer les obstacles à temps. J’ai opté pour une lampe avec différents modes d’éclairage, et diverses puissances pour m’adapter à toutes les conditions. J’ai utilisé le mode continu en pleine nuit, et le mode clignotant au petit matin pour continuer à signaler ma présence aux autres. L’autonomie était un de mes critères clefs, il fallait qu’elle puisse tenir une nuit complète de 8h dans l’obscurité – sans faire totalement flamber le budget… Après beaucoup de comparaisons, j’ai opté pour la Lezyne 1300XL pour 75€ et j’en suis plus que satisfaite ! (ce modèle ne semble plus exister, et a été remplacé par la Lezyne 1400+).

Je l’avais testé chez moi avant de partir pour voir sa véritable autonomie, et je n’ai pas été déçue pendant la course. Elle est restée allumée toute la nuit, et jusque tard au petit matin (pensant ne plus avoir à m’en servir). La course a finalement été plus longue que prévue, et j’ai dû la rallumer pour terminer de nuit. Elle a tenu 2h de plus, c’était totalement inespéré.

Pendant la course, je suis principalement restée sur le mode 450 lumens. Il m’a été suffisant même en descente de col, mais c’est peut-être parce que je ne descends pas très, très vite ;) Il est possible de mettre moins en montée, pour garder de l’autonomie pour plus de puissance dans une grosse descente rapide.

J’étais un peu sceptique sur la fixation au premier abord, j’avais peur que l’accroche se détache mais tout a très bien tenu. Je l’avais installée sur le cintre, mais il est possible d’acheter un adaptateur en supplément pour la fixer en dessous de l’attache du compteur GPS par exemple.

4. Frontale : éclairer son regard

En complément du précédent point, avoir une frontale peut s’avérer utile pour compléter sa vision. Elle suit vos mouvements et éclaire là où vous regardez, ce qui est particulièrement utile lorsque vous tournez, regardez autour de vous ou changez de direction. Elle peut aussi servir à chercher son matériel dans une sacoche en pleine nuit, ou procéder à une réparation en cas de crevaison. Je n’ai personnellement pas eu d’usage de la mienne, mais elle faisait partie du matériel obligatoire pour la course. J’ai utilisé une vieille frontale Petzl Tikka dont j’avais enlevé le bandeau, et fixée à mon casque grâce à deux riselans. J’avais peur que ça rajoute un peu de poids et que cela se ressente sur mes cervicales, mais ça n’a pas été le cas. Je recommande quand même d’essayer d’opter pour une frontale assez légère.

5. Lampe arrière : indiquer sa présence

Dernier point mais tout aussi important que la lampe avant : la lampe arrière garantit que les conducteurs et les autres cyclistes nous repèrent de l’arrière. Le challenge ici était d’avoir assez d’autonomie pour 24h car comme je vous l’ai dit, j’aime aussi avoir une lumière en journée. J’ai donc opté pour 3 lumières :

  • La première, celle que j’utilise d’habitude en journée la Burner Brake de Beryl (elle est dotée d’un accéléromètre qui permet d’intensifier la lumière lors d’un freinage brusque), j’aime particulièrement les modes Chase et Hadron qui offrent 12h et 17h d’autonomie ! Je m’en suis servie pour la portion de nuit en priorité.
  • En deuxième, quand la première s’est éteinte, j’ai opté pour la Elops de chez Décathlon, un basic : pas chère, et 8 à 9h d’autonomie.
  • En complément, j’ai opté pour une KNOG qui en mode clignotant a une autonomie de 40h. Ça m’a permis d’avoir une lumière assurée pendant toute la course.

Voilà, je crois avoir fait le tour de tout l’équipement que j’utilise. Dernier petit conseil : avant d’entamer une grande aventure, n’hésitez pas à allumer vos lumières sur une journée test à la maison, et noter l’heure auxquelles elles s’éteignent. Ça permet de connaître au plus juste la réelle autonomie d’une lumière (il peut y avoir un delta entre ce qui est annoncé et la réalité, parfois en mieux !)

A bientôt pour d’autres aventures !

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