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La natation en eau libre : conseils et équipements

by Gwenaëlle
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Hello ! J’espère que vous allez bien ! J’avais cette idée d’article en tête depuis un bon moment mais au vu des événements actuels, je me suis dis qu’il valait mieux que je vous le sorte un peu plus rapidement que prévu. Quelques semaines après le déconfinement, on retrouve petit à petit notre liberté mais les piscines municipales sont encore à ce jour fermées. Et même si la situation devrait évoluée en juin, les conditions d’accès vont être assez restreintes alors vous allez peut-être être tenté comme moi de nager en eau libre pour pratiquer la natation.

Pourquoi nager en eau libre ?

Généralement, on saute le pas de nager en eau libre dans le but de préparer une course. Si vous pratiquez aussi le triathlon, la partie natation se fait toujours en extérieur, que ce soit dans un lac, un bassin ou en pleine mer. Je peux vous dire que nager dans ces conditions n’a rien à voir avec le fait d’enchaîner les longueurs en piscine. Pas de mur pour se propulser, pas moyen de voir le fond. Ça peut fortement déstabiliser et personnellement j’en avais fait les frais lors de mon premier triathlon. Je n’avais pas eu l’occasion de m’entraîner en amont et j’ai fait une grosse crise de panique le jour-J. Donc plus que tout, je vous encourage à vous entraîner dans les mêmes conditions que votre potentielle course (si votre triathlon à lieu en pleine mer, pensez aussi à vous acclimater au courant qui peut donner des nausées, et au goût salé de l’eau).

Autre avantage, dans le contexte actuel c’est le seul endroit où on est autorisé à nager à l’heure où j’écris cet article. Et si vous avez l’avantage d’habiter à côté d’un plan d’eau, alors ça peut aussi être l’occasion de faire quelques économies sur ses entrées de piscine ;-)

Où nager ?

C’est d’ailleurs la toute première question que l’on doit se poser. Selon là où vous habitez, il peut y avoir de nombreuses alternatives : en lac, à la mer, dans un bassin, etc. En revanche, il faut savoir que tous les plans d’eau ne sont pas autorisés à la baignade. J’ai par chez moi de magnifiques lacs où il est malheureusement interdit de s’y baigner et nager car il s’agit d’espaces naturels protégés. La première chose est donc de se renseigner afin de savoir si les options à côté de chez vous sont praticables ou non. Si vous suivez des triathlètes de votre région, n’hésitez pas à leur demander conseils ou regardez sur Strava là où ils nagent.

📍 Si vous êtes de Bordeaux, les 2 plans d’eau où j’ai l’habitude de nager sont le lac de Bordeaux (au niveau de la plage principale) et le lac de Lacanau (au niveau de la plage du Moutchic).

Une fois votre endroit trouvé, avant de foncer tête baissée, préparez-vous mentalement à ce que la nage en eau libre soit différente de la nage en piscine. Selon la profondeur et la clarté de l’eau, vous n’y verrez peut-être pas grand-chose en regardant en dessous, mais surtout vous ne verrez pas à plus de quelques centimètres devant vous. Contrairement à la piscine, il est important de sortir rapidement les yeux de l’eau pour toujours s’orienter dans la bonne direction. Fixez une bouée, un arbre, un poteau, peu importe mais ayez un point fixe en ligne de mire et vérifiez que vous êtes toujours dans la bonne trajectoire maximum tous les 2 coups de bras (c’est très compliqué de nager droit en eau libre et en quelques secondes vous pouvez changer de cap sans même vous en rendre compte).

Quel équipement ?

  • La combinaison

Cet équipement n’est pas du tout obligatoire, vous pouvez très bien nager avec votre maillot de bain habituel (c’est d’ailleurs ce que je fais en plein été lorsqu’il fait très chaud, la combi peut vite devenir un véritable sauna, attention au malaise ;)) En revanche, je dois quand même avouer que la combinaison a plusieurs avantages :

– Pour une première expérience en eau libre, le fait de porter une combinaison peut être rassurant car telle une protection, notre corps a moins de contact avec les éventuelles algues ou petits poissons qu’on pourrait croiser.
– Ce n’est plus un secret pour personne, la combi fait flotter et permet de glisser plus vite en dépensant moins d’énergie. Quand je l’ai, je nage beaucoup plus vite qu’en piscine et c’est un petit plus non négligeable quand on doit déjà se démener avec un peu de courant et des vaguelettes dans la figure.
– Elle vous tient au chaud et vous permettra de nager dans des conditions que vous n’auriez pas pu supporter bien longtemps en étant en maillot. On peut très facilement nager sans difficulté dans une eau à 15 degrés (ou moins) avec une combi donc ça permet de pratiquer la nage en eau libre dès le printemps et en automne par exemple.

La mienne est une Zoot, modèle Wahine 1 W (shopée sur i-run.fr). C’est ma première, je l’ai depuis 2 ans maintenant et je la trouve très bien ! C’est un bon budget quand même, moi je l’avais demandé en cadeau auprès de toute ma famille pour mon anniversaire, mais si vous en prenez soin elle vous durera longtemps. Choisissez une combinaison en fonction de votre budget mais choisissez là avant tout à ce qu’elle soit adaptée au triathlon ou la nage en eau libre (une combinaison de surf sera par exemple beaucoup trop épaisse pour vous permettre de bouger les épaules et nager le crawl sereinement).

Petit équipement complémentaire en option : je vous recommande un petit stick anti-irritation à mettre tout autour du cou et ainsi éviter les frottements que pourrait provoquer la combinaison.

  • Les lunettes

Je ne vais pas trop m’attarder sur ce point car je vous ai prévu un article dédié avec tous mes conseils pour bien choisir ses lunettes de natation. Vous pouvez réutiliser vos lunettes de piscines, mais si vous avez besoin d’en changer, n’hésitez pas à en choisir avec des verres teintés, adaptées à l’extérieur. Il n’y a rien de pire que d’être tellement ébloui par le soleil qu’on n’arrive plus à s’orienter.

  • La bouée de flottaison

C’est MON investissement de l’année dernière et clairement je ne pourrais plus m’en passer ! Si je n’avais qu’un seul accessoire à vous recommander, ce serait celui-ci ! Je vois encore peu de monde avec mais c’est tellement pratique et utile. La bouée gonflable a 3 atouts majeurs :

– Vous rendre visible auprès des autres. En eau libre, vous ne serez surement pas la seule personne, il y aura peut-être des gens en paddle, en pédalo, des petits bateaux à moteurs, etc. Pour votre propre sécurité, portez un bonnet de couleur et une bouée fluo pour que les autres puissent vous voir. Si jamais vous dérivez malencontreusement à cause d’un courant ou autre en pleine mer, les secours pourront vous localiser facilement depuis leur poste.
– La bouée est… une bouée :) et vous permet donc de flotter. Si jamais vous rencontrer un petit coup de fatigue au milieu de votre séance et que vous n’avez pas pied à l’endroit où vous vous trouvez, la bouée vous permet de vous reposer en toute sécurité et d’éviter l’accident.
– Enfin, last but no least, la raison première qui m’a poussé à acheter cet accessoire : on peut y stocker des affaires ! Non parce que personne n’en parle jamais, mais comment on fait pour ses affaires personnelles ?! C’est ma hantise que de me faire voler mes habits quand je suis dans l’eau… Personnellement, je case absolument toutes mes affaires dans ma voiture et je mets la clef dans la bouée. Pour l’avoir testé à de nombreuses reprises, c’est parfaitement étanche et vous pouvez même y glisser une caméra de sport si vous souhaitez immortaliser quelques plans de votre sortie ;)

La mienne provient d’Amazon, je vous laisse la référence si jamais elle vous intéresse : bouée gonflable Nature Hike (à l’époque je n’en avais pas trouvé dans des commerces de proximité, ce n’était pas très répandu mais ça a peut-être évolué).

Voilà, je pense avoir fait le tour du sujet. Si jamais vous avez des questions ou s’il y a des points que je n’ai pas abordé, n’hésitez pas à me laisser un commentaire et j’y répondrai avec plaisir ! Bon entrainement en eau libre à tous !

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