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Mes souvenirs de courses officielles #1

by Gwenaëlle
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souvenirs courses officielles

» Hello ! Il y a quelques semaines de ça, en échangeant avec l’une d’entre vous sur Instagram, j’ai été amenée à relire mon article où je vous raconte comment je suis devenue semi-marathonienne en 6 mois, sur un malentendu. J’ai ressenti une telle émotion en relisant ces lignes, comme si je revivais chacun des jours de cette préparation mais surtout cette course et ce défi complètement fou pour moi à l’époque. Même si cet événement date d’il y a plus de trois ans maintenant, je m’en souviendrai toute ma vie comme si c’était hier grâce à ces lignes. A l’heure actuelle, je n’ai participé qu’à 4 courses officielles, mais pourtant j’ai des souvenirs mémorables sur chacune de ces courses dont j’ai envie de me souvenir pour toujours. J’avais envie de poser des mots sur ces émotions et les partager avec vous car peut-être que vous vous retrouverez dans certaines situations. Je me suis dit que cet article serait l’occasion de partager avec vous ces moments uniques qui m’ont marqué, positifs comme négatifs, dans cette première édition car oui je compte participer à de nouvelles courses officielles prochainement. A ce jour, si je ne devais garder qu’un seul souvenir des courses que j’ai vécu, je crois que ce serait les personnes que j’ai pu rencontrer en plein effort.

◇ Des records de distance et de temps

L’ambiance qui règne sur une course officielle est tout simplement magique 🌠 J’ai déjà fait 3 gros semi-marathon et un petit 10km. Même sur une petite course locale, je peux vous assurer que l’ambiance est terrible. Musique, fanfare, animations, public pour vous encourager, on se sent forcément porté par cet atmosphère et tant de soutien.

Lors de mon tout premier 10km en 2015, j’avais réalisé cette distance tout juste une fois à l’entrainement. Pourtant, j’ai réalisé ce jour là ma meilleure performance en terme de temps : 1h11 de course, une moyenne d’environ 7min par KM. Je n’ai jamais réussi à battre ce record par la suite, et ce depuis 3 ans… Pourtant sur le coup je n’avais pas eu l’impression de réaliser une performance de folie, j’avais surtout l’impression de me trainer, tout le monde paraissait tellement plus rapide, et pourtant 🏅

Quelques semaines seulement après cette première course, j’ai du réaliser mon premier semi-marathon. Pour connaître toute l’histoire derrière cette course je vous invite à lire l’article dont je vous parlais. 6 mois, c’est tout ce que j’ai eu pour passer d’une fille qui meurt après 3min de course, à une semi-marathonienne en herbe. A l’entraînement, je m’entraîne dur et assiduement mais jamais je ne parviens à courir plus de 10km, c’est mon mur à moi. Le jour J, c’est donc à l’aveugle que je me vois en courir 11 de plus, portée par l’événement. C’était très dur, je ne vous le cache pas, j’ai fini en marchant et en rampant, mais pas une seule seconde je n’ai envisagé d’abandonner pendant la course. La magie du corps humain et surtout de la détermination ne cesseront de m’étonner 💪

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◇ Des moments d’exceptions

Les courses officielles, c’est aussi l’occasion de vivre des expériences que l’on ne rencontrera jamais à l’entrainement. Voici quelques moments qui m’ont marqué :

– Faire une arrivée dans un stade d’athlétisme : pour mon premier 10km, l’arrivée se faisait à l’intérieur d’un stade d’athlétisme, après avoir parcouru un tour de piste. Il y avait une ambiance de folie dans les gradins et surtout une horde de supporters qui nous attendaient avant l’entrée dans le stade. C’est la première fois que des enfants m’ont demandé de leur taper dans la main. Je n’oublierai jamais ce moment « Quoi ? C’est vraiment à moi que tu veux taper dans la main ? Moi qui suis pourtant dernière de la course ? » J’ai toujours pensé que ces comportements étaient réservés aux athlètes mais je peux vous dire que ça rebooste puissance x10000.

– Faire le sprint de ta vie : sur la ligne d’arrivée, alors que pendant les derniers kilomètres tu marches plus que tu ne coures tellement tu n’en peux plus. Mais dès lors que tu vois cette ligne d’arrivée finale, tu oublies la fatigue et la douleurs des 9,5 ou les 20,5km précédents et tu tapes le sprint de ta vie. Tu ne sais pas comment c’est possible mais tu voles sur la ligne d’arrivée.

Sur ma course des 10km, j’étais bonne dernière pendant les 3/4 de la course, mais lorsque je suis entrée dans ce stade pour une dernière ligne droite, j’ai ressenti un gain d’énergie par les encouragements, j’ai même réussi à doublier un homme et ai fini avant-dernière :D

Lors du semi marathon de Bordeaux 2017, il m’est arrivé plein de péripéties. J’ai terminé la course en 3h15 (alors que la limite de temps est normalement fixée à 3h), les vigiles avaient déjà clôturé le couloir menant à l’arrivée mais l’événement n’était pas totalement terminé puisque des marathoniens arrivaient encore sur le couloir d’à côté. Après plus de 3 heures de courses, je ne pouvais pas me retrouver face à une barrière, j’ai demandé aux gentils vigiles s’ils voulaient bien me laisser rentrer. Le premier m’a dit « bah pourquoi tu veux finir, t’as dépasser les 3h de toute façon ». Dans ma tête ça bouillonnait « Parce que je viens de me taper 20,9 p*tain de km, laisse-moi terminer les dernier 200 p*tain de mètres sur la ligne d’arrivée &$%**@ ». Heureusement le second a compris ma détresse et m’a ré-ouvert la ligne d’arrivée. Pour une fois dans ma vie, j’ai eu un couloir d’arrivée pour moi toute seule 🔥 (et même que j’ai eu ma médaille :D).

– Franchir la ligne d’arrivée : c’est pour moi toujours un moment d’exception mais parfois un peu plus que d’autres. Pour mon premier semi-marathon, cette ligne d’arrivée avait une telle signification pour moi que lorsque je l’ai franchi et que je me suis arrêtée de courir après 21,1km, ma respiration s’est bloquée et j’étais incapable de respirer tellement l’émotion m’a submergé. Petite crise de panique qui a duré plusieurs secondes – j’ai cru mourir sur cette lignée d’arrivée haha. Les années d’après, l’émotion était un peu plus modérée mais j’ai toujours la gorge serrée d’émotion lorsque je franchi une ligne d’arrivée ! 😂

◇ Des moments de doutes

Une course, ce n’est pas toujours tout rose. Heureusement, il ne m’est jamais rien arrivé de bien grave – toi aussi tu as la hantise de ce point de côté qui arrive au tout début et te gâche une couse ? Non, lors de mon premier 10km tout allait bien, je courrais sans arrêt et j’allais même plutôt vite pour mon niveau à moi sauf que la course à laquelle je participais est réputée pour pouvoir y faire un RP (record personnel de temps…) car le parcourt est très roulant. Il y avait donc un niveau très élevé et pas vraiment de débutant. De fait, je me suis retrouvée à partir de 6-7km, absolument toute seule, bonne dernière et la voiture balai collée aux fesses 😅 Je voyais tous les automobilistes qui étaient arrêtés, impatients dans leur voiture, et qui n’attendaient que mon passage pour que la route soit ré-ouverte… Ce fut un long moment de solitude, mais j’ai tenu bon et j’ai même doublé un homme dans la montée du dernier kilomètre ! Ne jamais abandonner ;-) Ma pensée dans ce moment là « Tu as beau être dernière, tu seras toujours devant ceux qui sont restés dans leur canapé » 👊

Mais sinon mon plus gros moment de doute, ça a été ce fameux semi-marathon 2017. Je n’avais pas couru depuis 1 an mais j’entretenais ma forme à la salle de sport. Je ne m’étais pas inscrite au semi mais le jour J je n’ai pas réussi à voir mes collègues partir sans moi, alors qu’on avait toujours vécu ça ensemble depuis 2 ans. Jamais deux sans trois, j’ai piqué le dossard d’un collègue qui renonçait et je me suis élancée sur la piste, pour le défi. Au bout de 7km, j’étais cuite, impossible d’aller plus loin, je n’avais qu’une seule envie : rentrer chez moi. Et pourtant grâce aux rencontres que j’ai pu faire ↓, j’ai terminé ce semi-marathon… (bon par contre plus jamais sans entrainement, cette année je fais les choses sérieusement 😅)

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Euh, ils font comment les gens pour être beaux sur leurs photos de course ?! Moi j’ai toujours l’air difforme 😅

◇ Des rencontres inoubliables

Je commence généralement toutes mes courses avec des collègues, des amies mais n’ayant pas le même rythme on se sépare souvent très vite. On fini par trouver son rythme, et parfois la personne à côté de nous a également le même rythme. Alors on se suit, pendant plusieurs KM puis forcément on commence à se lancer des regards et on fini par se parler. En 2015, j’ai rencontré Caroline, accompagnée de son copain qui la supportait. Première course pour toutes les deux, un défi très personnel pour chacune et un niveau similaire. On a parcouru pas loin de 10km ensemble, à s’encourager lorsque l’une faiblissait un peu, à se partager ce qu’on pouvait : un peu d’eau du camel-bag de son copain, un gel énergétique par là. Et la tristesse lorsqu’on a dû se séparer car nos niveaux commençait à diverger sur la distance.

En 2017, c’est deux anges gardiennes que j’ai rencontré. Pareil, une rencontre au bout de seulement 2-3km. Cette année je m’appelais « Rémy » sur mon dossard alors forcément ça faisait sourire :) On échange quelques paroles, on sympathise (même si ce jour là j’étais tellement dans le mal que je ne devais pas paraître bien sympathique xD), mais toujours on s’encourage. Et puis au bout de 7km, je leur dis que je suis cuite, je n’ai plus de jambes, des douleurs terribles, c’est l’heure pour moi de rentrer à la maison. J’étais venue uniquement pour voir jusqu’où je pouvais aller sans entraînement et c’était déjà bien suffisant pour moi. Sauf que Murielle et Marie-Lou n’étaient pas de cet avis, elles m’ont dit « On a commencé ensemble, on termine ensemble » What ?!! Non mais c’était pas ça le plan, là je peux plus physiquement… Dès que j’arrêtais de courir pour marcher, elles me poussaient dans le dos, me tiraient par le bras pour que je reparte. « Allez va au moins jusqu’au ravito des 10km », « Allez maintenant on va jusqu’au prochain feu rouge », « Allez lève la tête et regarde devant toi ». Comme elles me l’ont répété tout au long de la course : petit pas après petit pas, feu rouge après feu rouge, on se retrouve finalement à 17km. Murielle finira par se blesser et c’est une fois que je sais qu’elle est bien entourée que je termine la course seule, en 3h15, mais terminée grâce à elles 👼

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Voilà pour ces quelques anecdotes que j’avais envie de partager avec vous. Je me suis focalisée uniquement sur le jour-J mais bien souvent une course c’est également toute une préparation en amont et des moments que l’on partage avec ses proches. Il se trouve que ce dimanche je vais courir un 10km pour la bonne cause, ce n’était absolument pas prévu et je n’ai pas couru cette distance depuis fort longtemps mais je compte sur la magie de l’événement pour me porter encore une fois 💖

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Semi pluvieux, semi heureux :D

Racontez-moi aussi vos anecdotes de courses ! J’aime tellement lire vos récits à ce sujet ♥

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